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    Ylang-Ylang

    Le botaniste Piere Poivre aurait recueilli cette plante vers 1740 en Malaisie. Les appellations comme la plante sont d'origine indonésienne: "Ylang-Ylang" est le nom donné par les Tagales (aux Philippines) et le mot "canonga" signifie "la fleur des fleurs" dans une des langues des îles Moluques.

     

     

    Cette plante a été introduite aux Comores en 1909  en provenance des Philippines. C'est un arbre aux branches noueuses dont la forme es obtenue par ététage  pour faciliter la cueillette des fleurs. Les fleurs sont cueillies à partir de la troisième année dès l'aube, on collecte uniquement les fleurs jaunes, les mettant dans des paniers en feuilles de coco tressées ou en lianes noires et on les vend aux distillateurs.

     

     

    Très appréciée des populations locales de l'Océan Indien, la fleur d'Ylang-Ylang utilisée pour faire des guirlandes et des couronnes, était à Bali une offrande aux dieux. Les traditions indigènes en font grand cas comme base de cosmétique, souvent associé à l'huile de coco, pour l'élaboration de produits de beauté. L'élégance de son arbre à l'état naturel et le parfums de ses fleurs ont encouragé son acclimatation dans les îles de l'océan indien dès le XVIIIe siècle

     

     

     On cueille les fleurs à la main, les fleurs doivent être distillées le plus  rapidement possible après la cueillette. La production s'étend toute l'année mais elle est généralement plus importante de novembre  à mars. Il faut une centaine de kilos pour obtenir 2 kg d'huile essentielle. Un arbre d'une dizaine d'année donne 10 à 15 kg de fleurs.

     

    L'huile essentielle d'Ylang-Ylang est antidépressive, relaxante, voire sédative, elle est reconnue par ses propriétés aphrodisiaques. Elle est recommandée pour les crises d'angoisses, de stress, de fatigue sexuelle. Ses qualités sont largement reconnues pour les soins de la peau et des cheveux qu'elle contribue à tonifier. Utilisée en parfumerie, cosmétiques, parfum de savon, se fragance est partiellement florale et exotique. Certains la trouvent "envoutante".

     


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    Fifre

    Petit instrument de musique à vent, plus précisément un bois appartenant à la famille de la flûte traversière. Il est fabriqué en bois (ébène, buis, arbre fruitier ou canne de Provence Arundo donax), comporte six ou sept trous de jeu, et parfois une clé. De perce conique ou cylindrique, cet instrument est le plus souvent dans la tonalité de mi bémol, ou si bémol. Sa petite longueur permet de sonner sur un ambitus de deux octaves et demie, dans une tessiture aiguë avec une échelle diatonique. Quelques altérations peuvent cependant être jouées en bouchant partiellement les trous de jeu, par un instrumentiste expérimenté.

     

    En France, le fifre a été introduit vers la fin du XVe siècle par des mercenaires suisses, qui furent nombreux à s'enrôler dans l'armée de Louis XII. Le fifre était joué dans l'armée mais de manière non officielle. C'est François Ier qui créera la charge officielle de fifre du roi, dont le rôle était de participer aux cérémonies et fêtes officielles. Il prendra par la suite toute sa place dans les armées et notamment sous l'Empire. Le fifre disparaîtra de la musique militaire en 1845 au profit du piccolo. Aujourd'hui, il subsiste encore en France dans la musique des régiments de la Légion étrangère.

    Le fifre était souvent joué par des enfants ou adolescents.

    Parallèlement à sa carrière militaire, le fifre connaît une carrière civile dans la musique traditionnelle et la musique de carnaval. Les musiciens formés à l'armée continuaient de jouer, au retour dans leur village. Le répertoire de ces musiciens comprenait les morceaux militaires appris durant leur service ainsi que les airs populaires de leur région. Les airs de musique militaire et populaire continuent de se transmettre oralement de génération en génération.

    Cette mixité a donné naissance en Gascogne aux ripataoulères, formations musicales composées d'un fifre, d'un tambour et d'une grosse caisse. Ces ripataoulères subsistent encore de nos jours dans la région de Bazas, dans la Haute Lande girondine. Les ripataoulères animent les fêtes et cérémonies populaires et familiales.

     

    Les mêmes formations (en duo fifre et tambour, ou en trio fifre, tambour et grosse caisse) se sont formées dans le comté de Nice, pour donner de nos jours des bandes de plusieurs fifres et plusieurs tambours, auxquels se joignent de petites percussions (grelots, cymbales, etc.). En Bretagne, on retrouve également le duo fifre-tambour (ou trio 2 fifres-tambour), particulièrement dans le pays de Pontivy, ville militaire au XIXe siècle dénommée Napoléonville. C'est dans le domaine religieux, que la formation fifres et tambours tient un rôle rituel, marchant en tête des processions de pardons tout au long du XIXe siècle, et jusqu'aux années 1930. Le fifre est appelé flipo en langue bretonne.

    En Languedoc, il accompagne la danse des animaux totémiques (chameau de Béziers, âne de Gignac, poulain de Pézenas, etc.), fait danser dans les remises et anime les carnavals. Le fifre est également l'instrument incontournable du carnaval dunkerquois. Le Valais (Suisse) possède des corps de fifres et de tambours pour parader dans les rues. Le fifre sert aussi dans les marches folklorique en Belgique, dans la région de l'Entre-Sambre-et-Meuse.

     

     


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     L'alabastre

     Type de poterie utilisée dans le monde antique pour la conservation et l'application d'huile, en particulier parfums ou huiles de massage. Son corps est allongé, rappelant la formes des amphores, s'apparente à deux autres types de vase de cette époque : Lécythe et aryballe. Son col est allongé et étroit pour laisser échapper qu'une faible quantité de liquide, goutte à goutte. A l'embouchure, la lèvre est évasée et plate pour permettre l'application de l'huile sur la peau.

    Sa fabrication est généralement en terre cuite (céramique), mais des exemplaires en pâte de verre ou en albâtre ont été découverts jusque sur les côtes de la Méditerranée. Les décorations, comme pour les vases de cette époque, sont très riches et finement peintes. 

    Ces poteries trouvent leur origine au XIe siècle avant J-C, en Egypte ancienne sous forme de conteneurs sculptés en albâtre - d'où le nom - puis se propagent dans la Grèce antique et à d'autres parties du monde classique. La plupart des types d'alasbatres ont un corps mince avec un fond arrondi, un col étroit et une large embouchure. Ils étaient sans poignées, mais certains types étaient équipés d'oreilles en forme de pattes percées de trous pour permettre le passage d'une cordelette destinée à faciliter la manutention.

    Autrefois....

    La conception de la première alabastre égyptienne a été inspirée par les palmiers, avec une forme en colonne. Plus tard, la fabrication fut faite en verre décoré avec divers modèles, tels que les coquilles Saint-Jacques, des guirlandes, des motifs abstraits ou anneaux en zigzags.

     

    Autour du  VIIe siècle avant J-C, l'alabastre se propage en Grèce et devient un élément important de la poterié grecque. Il y avait trois types distincts d'alabastres grecs : La forme standard de base en Corinthe, corps long et bulbeux d'environ 8 à 10 cm de hauteur, une conception populaire dans toute la Grèce  Une forme longue et effilée, commune dans les poteries grecques, étrusques et italo-corinthienne. Un type Attique de 10 à 20 cm de haut, avec une base arrondie et des pattes de maintien.

    La décoration, très finement exécutée, représentait souvent des scènes typiques de l'époque des figures noires. Une centaine d'années après son arrivée dans la région, les artisans grecs produisaient des alabastres décorées d'argent, longs et étroits, de douze à seize centimètres de hauteur. La décoration en général fractionne le corps du vase en quatre zones horisontales par des bandes ornementales entourant le corps. Les alabastre figurent aussi dans de nombreux autres sites antiques, notamment en Assyrie, en Syrie et en Palestine.

     

     


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    Les vendanges

     Quand il faut vendanger tout le monde s'y met, le propriétaire, la maîtresse de maison, la famille, les amis, les voisins, même les enfants, et quand la vendange est ramassée on rend la pareille le moment venu. Si le vignoble est grand on fait appel à de la main-d'œuvre saisonnière. Le raison n'attend pas et le travail se répartit entre les coupeurs et les hotteurs ou simplement par les porte-paniers. 

     

    Une serpette

    On utilisait des serpettes puis des sécateurs (outil qui apparaît vers 1840) pour couper les grappes qui tombent dans un panier. Le travail de coupeur est réservé aux plus âgés, aux femmes et aux enfants car il ne demande guère de forces.

     

    Sécateurs à vendange

    Il est pourtant fatiguant car accroupi, dos courbé, genoux pliés, rangée par rangée, d'un cep à l'autre, se déplier le soir, après une journée dans la même position est parfois difficile pour le corps engourdi. L'honneur du coupeur consiste à avancer vite mais sans oublier des raisins sur les ceps.

     

    Panier

    Quand le panier est plein, on appelle le hotteur et on verse le contenu dans la hotte, dans certaines endroits on a les porte-paniers qui consiste à prendre un panier plein dans chaque main et on va les vider tout comme la hotte dans les comportes,là c'est un travail d'homme. Dans les pays en pente on utilise aussi des mulets, bâchés avec deux hottes.

     

    Comporte à vendange

    Quand la vigne n'est pas trop importante les porte-paniers vident dans les comportes qui attendent au bout des rangs de vigne et un homme écrase les raisins avec un fouloir, gros bâton fourchu qui s'achève à une extrémité par trois dents courtes. Il y a aussi un fouloir posé sur la comporte qui écrase le raisin mais il faut tourner la manivelle, le hotteur lui déverse les raisins principalement dans une benne à vendange.

     

     

    La dernière charrette qui ramène le raisin à la ferme est accompagnée par les vendangeurs et souvent décorée par un bouquet de fleurs, c'est la fin des vendanges. On termine avec un repas offert à tous par le maître des lieux chez nous on appelle cela le pampaillet, on mange, on boit on chante, on danse suivant les régions....

     

    L'école finie, j'avais juste 14 ans, je suis partie faire les vendanges et je les ai faites tous les ans, une bonne partie de ma vie. Pour moi, même si c'était dur c'était un plaisir de retrouver tous les ans les mêmes personnes, il y avait des crises de fous rires surtout quand les garçons se plaisaient à nous barbouiller la figure avec du raisin. j'en garde de  très très bons souvenirs !!!!

    Et vous les avez vous faites ????

     

     

     


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    Le grès Pont-de-Vergnes

     

    Les grés Pont-des-Vernes sont une production céramique des manufactures de Pouilloux (Saône-et-Loire), implantée au bord du canal du centre et actives de 1818 à 1957

     

     Pichet début XXe siècle, grés à cristallisations, manufacture PL

     La manufacture de Pont-des-Vernes comporte deux sites distincts : l'usine du haut fondée vers 1818 et l'usine dite du bas, fondée plus tardivement, probablement vers 1826. Dés 1784, Pierre Langeron, entrepreneur de travaux publics, constate, à l'occasion du creusement du canal du centre, la richesse du sous-sol, et notamment la qualité et la plasticité des argiles blanches locales.

     

    Pierre Langeron se lance dès les années 1820 dans la production de céramique, utilisant les gisements découverts quelques années auparavant. La famille Langeron reprend les deux sites de Pont-des-Vernes vers 1860/1870. Le site compte deux fours dans les années 1850, sept en 1885, neuf en 1920, et produit des poteries en grés fin estampillées PL pour Paul Langeron.

     

    Vase en grés de Pont-des-Vernes estampille Maïtena, fin du XIXe siècle

     En 1922  sont installés dans l'usine Paul Langeron les ateliers de coulage et de calibrage, qui prendront une extension croissante jusu'à la deuxième guerre mondiale.

    La manufacture produit des pièces de grés utilitaire ; bouillottes, bouteilles en grés à capsules, récipients hygiéniques, médicaux ou sanitaires et une grande variété de cruchons à liqueurs et pichets domestiques à glaçure bleue et blanche. Une gamme de grés très décoratifs est également diffusée simultanément sous les marques Pont-des-Vernes PL et Maïtena.

    La manufacture ferme ses portes en 1957.

     

     


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