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    Les baisers

     J'aime les poutous les baisers tous flous

    Les baisers qui se font sans concentration

     J'aime les baisers les longs spontanés

    Les un peu salés intériorisés

     J'aime les baisers comme du café

    Sucré bien serré un peu allongé

    J'aime les baisers qu'on donne ou qu'on prend

    Qu'on vole ou qu'on rend à perpétuité 

     J'en fais toujours quatre me dit l'acariâtre

    Qui me donne aussi sec ses vilains coups de bec

    J'aime pas les bécots qui font froid dans le dos

    Les baisers qui se font sans délectation

    J'aime les baisers comme des avalanches

    Au bout de mes pieds au confins des hanches

    Les jolis petits et les langoureux

    Les plus alanguis et les tout nerveux

    J'aime les baisers qu'on ne compte pas

    J'aime les baisers qui n'en finissent pas

    Va ne m'en faites qu'un mais alors un bien

    Je n'en veux pas deux mais un minutieux

    Je n'en veux pas trois un seul suffira

    Quatre non c'est trop j'en préfère un beau.

    Texte écrit par Anne Baquet

    fille de Maurice Baquet

     Je vous souhaite un bon week-end

     

     


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    Chanteurs des rues

     Autrefois c'était pour les plus pauvres une façon de gagner sa vie. Les chanteurs des rues ont petit à petit disparu des villes, en surface du moins, car d'autres chantent dans le métro, on n'imagine plus ce que pouvait être les rues des villes autrefois: un foisonnement de petits chanteurs de plein air gagnant leur vie avec leur voix

    On trouve des musiciens, qui s'accompagnent d'un violon ou d'une vielle. Des chanteurs traditionnels qui entonnent leurs complaintes près d'une affiche ou les péripéties de l'histoire ( dramatique bien sûr ) sont dessinées. Ils montrent le dessin correspondant à chaque couplet avec une baguette au fur et à mesure de l'avancée du récit. Ce qui est important c'est qu'il soit long, des chansons de trente à quarante couplets ne sont pas rares. On captive l'auditoire et on espère une quête à la hauteur du passé.

    D'autres vendent le texte de leurs chansons sur des feuilles volantes, les plus pauvres qui n'ont ni instruments, ni affiches, ni couplets à imprimer. en clair si l'on habite en ville, on ne peut sortir de chez soi autrefois sans revenir avec un ou plusieurs airs en tête, des airs faciles à mémoriser et à chanter. Pendant longtemps, les chansonniers des rues chantaient l'actualité, dès le XVIe siècle, ils la commentent en rimes et en chansons (les camisards, si le roi m'avait donné, vive Henri IV). Non seulement les airs de "ces voix de ville" sont rythmées mais les paroles bien moqueurs.

    Sous la terreur, ils sont du côté des plus forts, survie oblige, un couplet meurtrier est même ajouté à la "carmagnole" pour les égorgeurs des prisons de septembre, le seul resté dans les mémoires est : Ah ça ira, ça ira, ça ira.... La veine des chansons satiriques se poursuit ensuite avec ceux qu'on va appeler les chansonniers, mais les voix des rue reviennent aussi avec les romances et les chansons traditionnelles.

    A la limite de la mendicité, une dame en 1942 se souvient que sa mère l'envoyait acheter une " feuille de chansons" à la chanteuse de la rue, de la même façon qu'elle donnait une pièce pour " le pauvre à la sortie de la messe ". Chanter en plein air, surtout si l'on n'a pas d'instruments, c'est un métier de gagne-misère. avec la multiplication des radios et des baladeurs, il a disparu de nos rues, mais reste encore pratiqué dans le métro avec un accordéon, une trompette, parfois une sono en fond sonore.

    Chanteur des rues est à priori un métier de misère, le chanteur siffleur ou le petit musicien avec son orgue de barbarie montée sur une charrette n'ont sans doute gagné chaque jour que le minimum nécessaire pour vivre. Parfois il arrive que des voix exceptionnelles connaissent une gloire inespérée : Edith Piaf quand son père l'a prend à l'âge de sept ans était acrobate de chanteuse des rues.

    Sirima, à ses débuts était chanteuse de rue ou plutôt de métro, remarquée par un compositeur puis par Jean-Jacques Goldman qui l'entend chanter à Barbés, devient la voix féminine du duo de la chanson "là-bas" au succès considérable.

     

     


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    On s'accroche au passé comme un lierre au mur

    Et les miroirs nous renvoient des blessures

    Du temps passé trop vite qui ride notre peau

    On a le coeur qui s'effrite comme les pierres d'un château

    On se tait de nos maux pour ne pas se souvenir

    On pense à ce bateau qui nous fera partir

    On oublie les histoires pour ne pas en parler

    Cela ennuie les enfants et ça nous fait pleurer

    On fume les heures qui reste dans un même fauteuil

    Posé près de la fenêtre ou dessous le tilleul

    Et les heures goutte à goutte nous oublient peu à peu

    Le nez dans notre soupe et les mots dans les yeux

    On est comme un vieux meuble qu'on cire de temps en temps

    Une table ou un lit qu'on n'aime pas vraiment

    Alors on s'habitue à vivre doucement

    A ne pas faire de bruit, à respirer seulement

    Et quand comme un oiseau on sent l'heure du départ

    Les ailes au ras du dos on éteint notre histoire

    Ce n'est pas que ça fait souffrir, ça fait même pleurer

    C'est pas dur de partir quand on veut plus rester

    C'est comme une bougie qu'on oublierait d'éteindre

    Qui brûlerait toute une vie pour que l'on puis peindre

    Sur les murs de nos yeux tout ce qu'on a appris

    Le chagrin, la tendresse, les jours bleus, les jours gris

    C'est ça devenir vieux

    Ce très beau texte a été chanté par Denise Grey en 1988


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    Les machines à bille sont les ancêtres des flippers et les roulettes préfigurent les jackpots, après avoir animé tous les bistrots français au début du XXe siècle, ces pionniers sont devenus de superbes petits meubles de décoration.

    "L'Equitable" de G Allié année 1905

    Dès la fin du XIXe siècle, les machines à bille prospèrent en France, ce sont de véritables jeux, adulés par les habitués des bistrots. Un système de basculeur       , déclenché par la pièce que glisse le joueur dans la machine, libère la bille qui vient se placer dans un poussoir, il ne reste plus qu'à armer le tir.

     

    La "petite" signée Nau année 1911

    Une fois lancée, la bille suit un parcours imprévisible et in contrôlable, son trajet est dévié par des pointes et divers obstacles plantés sur le fond du jeu. Au fil de la course elle rencontre des cases souvent perdantes parfois gagnantes. Dans ce cas le poids de la bille ouvre une trappe qui libère le gain.

     

    Paris-Courses de Bussoz année 1909

    Dans les années 1890, les premiers modèles étaient importés d'Allemagne et d'Angleterre avant d'être fabriqués en France au début du XXe siècle. Les plus nombreux sont à fonctionnement vertical et se fixent au mur, ils se présentent sous forme de caisses en noyer ou en merisier, avec une porte frontale vitrée qui s'ouvre généralement sur un décor très soigné.

     

    Roulette utilisée à Monaco année 1912

    Dans les années 1910, les habitudes changent et le marché s'essouffle, les machines disparaissent des cafés dans les années 1920, en dépit de quelques tentatives pour introduire des modèles métalliques

    La Mirobolante 1913 machine à roulettes et billes

    En 1890 sont apparues aussi les roulettes machines équipées d'un disque divisé en plusieurs zones gagnantes ou perdantes, il suffit de tourner une poignée pour remonter un ressort relié au régulateur, les jeux sont faits lorsque le disque s'arrête, en 1902 elles sont transformées pour recevoir des jetons comme les machines à bille et en 1937 on les condamne à mort en interdisant de distribuer des jetons.


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    Les volets sont fermés les voix se sont tues

    Les rideaux sont tirés et le charme est rompu

    Je reste là perdue dans le brouillard

    La maison est si triste il est déjà si tard

    Même ton parfum a quitté les couloirs

    Mais il restera gravé dans ma mémoire

    Les grands draps blancs fantômes immobiles

    Ont recouvert les meubles usés et inutiles

    Le silence a chassé peu à peu tes soupirs

    Emportant avec lui mes joies et mes désirs

    Et moi je reste là plantée dans le décor

    La maison est si triste il fait si froid dehors

    Le jardin est en friche il pleut sur les allées

    Les fleurs ont disparus le temps les a fanées

    Des branches sont tombées et craquent sous les pieds

    le vent de novembre emporte les secrets

    Et dépose à ma porte les ombres du passé

    Texte trouvé sur le net

    Bon Week-end 

     

     

     


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