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    Quand il m'a regardée

    Ses yeux rivés à mon sourire

    Il m'a prit par la main

    Et j'ai suivi son chemin

    Un roman merveilleux

    Est écrit dans ses yeux

    Mon coeur n'a qu'une loi

    C'est le son de sa voix

    Je n'aurai pas changé

    Cet aveu partagé

    Même pour un empire

    Je le suis sans rien dire

    C'est souvent dans les cieux

    Que l'amour le plus bleu

    Et les plus beaux serments

    Se cachent bien souvent

     

     

     


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    Les lampes à huile

    Une lampe à huile est une lampe dont le combustible est de la graisse animale, de l'huile végétale, de l'huile de baleine ou de l'huile animale.

    Granitée de bronze 

    L'homme néolithique nous laisse de nombreux témoignages de ses moyens d'éclairage, la torche enflammée par de la résine et la lampe à graisse (Lascaux composée d'une simple pierre en forme de cuvette dans laquelle trempait une tresse ou une torsade végétale et recueillait un morceau de lard enflammé)

    Brûloir de Lascaux en grès rouge

    Depuis l'âge du bronze ont été fabriqué des lampes en pierre, en terre cuite ou en métal, récipients ouverts ou fermés comportant un ou plusieurs becs destinés à accueillir une mèche et pour les lampes fermées un ou plusieurs trous de remplissage le plus souvent au cente d'une cuvette formant entonnoir. Elles ont servi à l'éclairage depuis les périodes protohistoriques jusqu'au moyen âge où l'on utilisait ces lampes à pied ou suspendu à l'initiative des romains.

    Lampe à huile romaine en terre cuite

    Dès l'antiquité, l'éclairage à l'huile minérale (naphte) est citée comme une pratique courante en Mésopotamie, cette huile est d'abord épurée par des moyens physico-chimiques, puis distillée, au Moyen Âge en France on utilisait l'huile de navette dans le nord et l'huile de noix dans le midi. La seule alternative à la lampe à huile était alors la torche aux usages extérieurs puis la chandelle pour l'éclairage domestique, les mèches se spécialisent et progressent au cours des millénaires dans leur naturel et texture, d'abord en roseau, lin, en chanvre, en laine puis en coton à partir du XVIIeme siècle elle devient plate pour assurer une combustion plus régulière 

    Cependant à la campagne la seule source de lumière ordinaire demeure le feu de la cheminée jusqu'à un passé récent. La lampe à huile a toujours connu deux difficultés, les huiles trop visqueuses peinent à monter dans la mèche par capillarité, la mèche à charbonner et à s'éteindre, les progrès vont être déterminant à la fois dans la mécanique, l'amélioration des mèches et brûleurs

    Quinquet à huile

    L'avènement de la lampe à pétrole à partie de 1853 le pétrole lampant, huile encore fluide permettant son excellente montée du carburant par capillarité provoque l'extinction de la lampe à huile. En 1849, dans les lampes on brûle en France de l'huile de colza purifiée à l'aide d'acide sulfurique qui sil en restait quelques parties se réduirait par la combustion en gaz sulfureux agent irritant le système pulmonaire, on y brûle encore de l'huile d'oeillette, de chênevis ou de noix

    Lampe d'Argant avec réservoir en hauteur et bec d'Argant

    manque le verre cylindrique et la mèche

    Depuis le perfectionnement apporté par Argani dans la fabrication des lampes qui sont à double courant d'air, leur influence sur le santé est moindre mais elles produisent des effets analogues. Toutefois on a remarqué que l'usage de l'huile de noix était plus pernicieux et occasionnait particulièrement une espèce d'engourdissement.


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    Chocolat Menier

    Pharmacologue, Antoine Brutus Menier installe en 1825 à Noisiel (Seine-et-Marne) une chocolaterie pour exploiter lre chocolat à des fins thérapeutiques, son usine emploiera jusqu'à 200 ouvriers surnommés "les chocolats" ils seront plus de 1500 dans les années cinquante à l'apogée de la marque.

    Le cachou Lajaunie

    Pharmacien à Toulouse Léon Lajaunie a l'idée en 1880 de modifier la recette et la présentation des cachous vendus pour leurs propriétés antiseptiques et digestives, il les transforme en petits carrés noirs qu'il présente dans une boîte ronde à ouverture tournante, dessinée par un ami horloger, assez petite pour tenir dans une poche à gousset, le Cachou Lajaunie à base de réglisse perdure jusqu'à nous jours.

    Les Pâtes Rivoire & Carret

    Ou quand Rivoire rencontre Carret.... L'association des deux cousins lyonnais aboutit en 1860 à la création de la première marque française de pâtes vendues en paquets et non plus en vrac. En 1922 l'entreprise met en avant la production de pâtes courtes, les macaronis, dont la préparation en gratin constitue un fleuron de la cuisine lyonnaise.

     La chicorée Leroux

    En 1858, Jean-Baptiste Alphonse Leroux achète à Orchies (Nord) une manufacture qui produit du chocolat, de la moutarde, du tapioca et de la chicorée torréfiée, en 1871 il décide après un incendie de ne plus produire que de la chicorée. La publicité est lancée sous les traits d'une bretonne d'Audierne, dans les années cinquante sont lancés la chicorée soluble puis le concentré liquide

    La galette Saint-Michel

    Né en 1875 à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique) Joseph Grellier ouvre en 1900 une boulangerie à Saint-Michel-Chef-Chef. Il y élabore en 1905 une grande galette au beurre salé qu'il baptise du nom de sa commune, après 1918 la production à l'emblème de la poule s'industrialise et la galette prend une taille plus réduite.

    Le Chocolat Poulain

    Après avoir ouvert une première chocolaterie à Pontlevoy (Loir-et-Cher) en 1848, Victor Auguste Poulain rencontre le succès, il ouvre sa première usine en 1862 et accompagne le lancement de ses produits de plusieurs campagnes publicitaires qu'il renforce en 1890 avec les célèbres images Poulain. C'est l'artiste affichiste Capiello qui en 1905 imagine le petit poulain qui devient l'emblème de la marque.

     

     


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    Les pots à tabac

    Indispensable pour conserver le tabac, le spots en céramique sont aussi des objets de décoration, d'abord utilisés par les indiens le tabac arrive en Europe au XVIe siècle dans les bagages des premiers découvreurs du monde.

    Initialement dans les pharmacies, rejoignant la pharmacopée, le tabac est donc vendu par les apothicaires dés le début du XVIIe siècle, il est d'abord conservé dans des pots à pharmacie à l'instar des autres plantes à vocation curative. Il entre ensuite dans les habitations des consommateurs vers le milieu du XVIIIe siècle. Les pots sont généralement en faïence surmontés d'un bouchon ou d'une couvercle conique souvent de même matière ou bien en cuivre ou étain. Ils arborent une forme plus ou moins cylindrique et sont généralement dépourvus d'élément de prise.

    Au XIXe siècle, l'usage du tabac se démocratise et dynamise la fabrication des pots, la grande période de production s'étend à la seconde partie du XIXe siècle jusqu'aux années 1930.

     

    Des fabricants leur attribuent des formes et des dimensions diverses, c'est à cette époque que les modèles à effigie apparaissent (drôles de personnages) à l'instar des tabatières, les pots véhiculent parfois des messages très courant jusqu'aux années 1930, les pots se raréfient progressivement après la seconde guerre mondiale

    Bien des matières sont employées pour ce type de récipient (papier mâché, verre ou métal, plomb, étain, zinc, cuivre, albâtre, os) mais les modèles en céramiques, en faïences, grès, porcelaines, terre cuite vernissée ou non, barbotines dominent largement la production des pots de tabac.


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    On les a vu venir d'Espagne, d'Italie

    D'Afrique, du Portugal, de Chine ou d'Arménie

    Venus chercher en France, une terre d'Asie

    Même si pour certains ce ne fut pas facile

    Pour nous ils sont Portos, Bougnouls ou bien Crouillats

    C'est vrai ils ont des gueules qui ne reviennent pas

    Les croisant en chemin, ils nous font s'écarter

    Car à eux tous les maux, ils sont les émigrés

    Ils sont tout juste bons à faire les poubelles

    A faire les métiers que nous ne voulons pas

    Qu'importe si leurs mains se plongent dans la merde

    Elles sont déjà si sales que cela ne se voit pas

    Mais ils ont des enfants qui eux vont à l'école

    Et qui avec les nôtres sont devenus copains

    La couleur de la peau entre-eux ils en rigolent

    Ils chantent dans la cour se tenant par la main

    Puis les enfants grandissent, arrive l'adolescence

    On flirte un petit peu, se vole un baiser

    Ils ont pris l'habitude d'aller en boîte ensemble

    Sans s'en apercevoir c'est un amour qui naît

    Mais c'est bien de l'amour, que va venir le drame

    Un étranger chez nous, il fallait plus que ça

    Foutez le camp tous les deux, allez donc vivre ensemble

    C'est bien chez les autres, mais nous on n'en veut pas

    Ils sont partis tous deux, sans bruit le coeur gros

    Comme ils sont pas fainéants ils ont eu du boulot

    Ils ont une maison nichée dans un jardin

    Sans bruit ils ont gagné l'amitié des voisins

    Dans leur petite chambre, il y a un berceau

    Avec un nouveau né qui gazouille et sourit

    Lui ne distingue pas la couleur de la peau

    De ses parents penchés sur lui tout attendris

    Et ce petit enfant messager de l'espoir

    Est venu nous prouver en arrivant sur terre

    Qu'au delà des couleurs blanc,rouge,jaune ou noir

    Avec un peu d'amour, demain nous serons frères

    Texte écrit par mon frère 

     

     


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