• Un métier pas très connu....

     

    Patenôtrier

    Les patenôtriers sont des fabricants de chapelet (patenôtre ou rosaire) depuis la renaissance en corporations ou en confréries ils travaillaient sur des matières souvent riches, car les chapelets pouvaient faire appel à l'émail, aux perles, nacre, ambre, corail voire l'or. Les patenôtriers-émailleurs savaient imiter les perles, le jais, corail et ambre. 

    Ils existaient depuis le Moyen Âge puisque l'on en comptait 14 à Paris sous le régime de Philippe le Bel, ils formaient 4 corporations (3 confréries) : patenôtrier d'ambre ou jais, patenôtrier de corail et coquille de nacre, patenôtrier de corne et d'os, patenôtrier, de boucles (boules et anneaux pour vêtements).

     

    Selon le système de la fabrique les marchants passent commande aux patenôtriers qui travaillent à domicile, parfois ils fournissent la matière première, ils les rétribuent à la tâche à des tarifs réputés comme forts bas. Les travaux féminins en particulier l'enchaînage chapelets sont encore plus mal payés , fixant le salaire à la moité des hommes, travailleurs indépendants les patenôtriers et leurs familles sont des gagne-petits, s'il survient une mévente ou des accidents, des maladies ils sont vite réduit à la misère.

    Dans les trois quart du XVIIIe siècle, la fabrication et les ventes d'objets de piété retrouvent un essor, des noix de coco vidées de leur amande un patenôtrier astucieux découvre qu'elles sont faciles à travailler et qu'elles fournissent des grains de chapelet d'une texture et couleur proche de l'ivoire, faciles à teindre on fait des étuis à chapelets en forme d'oeuf.

    Ils travaillent l'os le plus utilisé est le tibia du cheval récupéré nettoyé des chairs restantes par le bec des poules, on le débite en petits dés, des rouets permettent de le percer le grains puis de le transformer en un grain ovoïde à l'aide d'une gouge. Les grains sont ensuite montés sur un fil en laiton, le montage d'un chapelet prend une vingtaine de minutes

    Le patenôtrier-émailleur était spécialisé dans l'art de la fausse perle, il imitait l'ambre, le jais, la corail, les perles fines. Des pâtes composées de diverses poudres et mélangées de parfum servaient à faire des chapelets, des colliers. Ils mettaient ces globules de pâtes en moules les argentaient et les teignaient pour faire les imitations interdites par la confrérie.

    « Sa majesté l'asperge ...C'est toujours un délice.... »

  • Commentaires

    13
    Mercredi 6 Mai à 22:18

    Bonsoir Jackie

    En voilà un billet bien instructif.

    Je ne connaissais pas du tout.

    Je vois que tu supportes assez bien ton traitement.

    Tu en as encore pour un petit moment.

    Douce nuit, ma tite Jackie

    Gros bisous Aimée

    12
    jm:rober
    Mercredi 6 Mai à 22:14

    Bonsoir Jackie,

    Voilà pour moi ce billet très instructif ,car je connaissais bien entendu le chapelet ,mais pas son fabricant

    merci pour ce partage

    Amitiés 

    11
    Mercredi 6 Mai à 18:40

    Bonjour Jackie
    J'ignorais ce mot et ce métier .

    Un article très intéressant .
    Bises

    10
    Mercredi 6 Mai à 16:19
    Coucou très intéressant ton billet je ne le savais pas. Je te souhaite un très bon mercredi bises
    9
    Mercredi 6 Mai à 14:55

    C'est bizarre aujourd'hui je découvre 2 métiers que je ne connaissais pas, chez mon ami Chris, le peseur de sel, et chez toi le patenôtrier. Article très intéressant qui nous en apprend beaucoup sur cet ancien métier.

    Merci Jackie, bonne fin de journée, bises, à bientôt.

    8
    Mercredi 6 Mai à 11:07

    Intéressant  ,je connaissais pas ,bonne journée bisous

    Fichier

    7
    Mercredi 6 Mai à 10:58
    Une fleur de Paris

    Bonjour Jackie,

    Je ne connaissais pas du tout, par contre à Rambouillet il y a une rue Patenôtre ... Passe une bonne journée, grosses bises, Véronique

    38-Mignonnes images Coffre au tresor ( K.D ) 

    6
    Mercredi 6 Mai à 09:38

    Très intéressant, merci pour cet article car je ne connaissais pas ce métier !

    5
    Mercredi 6 Mai à 09:21

    Bonjour ma belle Jackie

    Merci pour cet article, je ne connaissais pas du tout ce métier

    Bel article je me suis instruite

    C'est avec le soleil que je viens te souhaiter un doux mercredi

    Oui toujours un très beau soleil, la pluie revient dimanche

    Alors profitons....A bientôt gros bisous Jasmine.♥

    4
    Mercredi 6 Mai à 07:43

    J'ignorais tout de ce métier ! Et ils ne doivent pas être bien nombreux à l'exercer !!! Je me coucherai moins bête ce soir ... Bisous.

    3
    Mercredi 6 Mai à 07:20

    Bonjour Jackie,

    merci pour ce billet très intéressant et instructif. J'en ai appris grâce à ton billet. Le temps sera meilleur qu'hier. Bon mercredi. Gros bisous.

    2
    Mercredi 6 Mai à 07:14
    Bonjour Jackie
    Excellent reportage ,je ne connaissais pas du tout!
    Merci pour le partage de ce billet fort passionnant.
    Très bonne journée
    Bisous
    1
    Mercredi 6 Mai à 04:47

    Bonjour Jackie

    Et ben, je ne connaissais rien de tout cela, je connaissais les chapelets très utilisés dans notre enfance mais j'ignorais tout de leur fabrication.

    Merci pour ce billet très instructif,bonne journée, Bisous !!!

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