• Un métier très.....dur

     

     

    Le tanneur

     Echarneurs, tanneurs, corroyeurs, le métier de tanneur est difficile comme le coup de main qu'il faut acquérir, cuir après cuir. La fabrication comporte trois grands types d'opérations, l'écharnage, le tannage et le corroyage, l'ensemble prenant facilement deux ans.

    L'écharnage (ou travail de rivière) consiste après avoir fait tremper à l'eau courante les peaux brutes, à les débarrasser des souillures, poils et débris de chair et à les préparer à subie l'action du tan. Après avoir effectué entièrement à la main à l'aide de couteaux spéciaux, ce travail est effectué aujourd'hui, avec des tonneaux roulants, les foulons, sur des machines écharneuses.

    Le tannage dit de recouvre basserie et couchage en fosses. Les peaux sont transformées en cuir sous l'effet de substances tannantes qui se fixent sur les fibres pour les rendre imputrescibles. Les peaux passent dans des bassins emplis avec du jus tannant d'une concentration de plus en plus forte, puis effectuent un long séjour dans de grandes fosses où elles s'intercalent  avec des couches d'écorce de chêne broyées.  

    Quand au corroyeur, il égalise les cuirs en épaisseur, son apprentissage est long, la gamme des cuirs et des outils est plus variée, il faut savoir affûter et manier le couteau à dérayer, à double lame, utiliser l'étire, petite lame de fer dont l'affûtage sur un grès fin permet de détacher toutes les aspérités du côté chair pour donner au cuir un fini impeccable. Le rebroussage à la marguerite, grosse pièce de bois munie de dents provoque une fatigue intense.

    A la "rivière", la manipulation des lourdes peaux gorgées d'eau '40 à 60 kg) est harassante, l'humidité constante et le froid nécessaire rendent le travail pénible, aux fosses les ouvriers ne sont pas mieux lotis, l'hiver, lorsqu'il gèle, il faut bien "lever" les cuirs et au besoin casser la glace à la pioche, quand il faut broyer le tan des semaines durant, la poudre colle au corps pénètre dans le nez et les bronches . Si les corroyeurs travaillent au sec l'atmosphère surchauffée des "sèches" leur donne grand soif.

    Le tanneur passe souvent pour un bois-sans-soif, une réputation sans doute due au métier qui demande force et endurance.

     

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  • Commentaires

    12
    Samedi 1er Septembre à 19:41

    Re bonjour calacaline,

    Et bien voilà un article encore plus intéressant que les autres enfin pour moi et vraiment de belles photographies. J'aime ces temps anciens. 

    Quand je regarde tes photographies ou d'autres ou même seulement en y pensant comme l'autre jour je pensais au forgeron, j'ai un profond respect pour ces ouvriers qui travaillaient dur pour un petit salaire avec bon nombre d'heures dans la semaine. Aujourd'hui tout est mécanisé et pour certains un grand confort, un travail moins pénible et dont les travailleurs se plaignent malgré tout et ça m'agace toujours. Il suffit de regarder les tracteurs d'hier et ceux d'aujourd'hui et ceux qui travaillent dessus se plaignent alors qu'ils sont à l'abri, ont la clim, la radio et des sièges... enfin bref ce n'est pas le sujet.

    Dans mon village quand j'étais gamine, il y avait un tanneur et on allait le voir travailler. Mais il travaillait avec sa femme seulement. C'était extraordinaire à voir pour nous les gamins cette transformation.

    Ton article t'a donné beaucoup de travail car il est très détaillé. Tu as dû faire beaucoup de recherches. J'aime découvrir ou voir ces anciens métiers que l'on a oubliés.

    Bisous et bonne soirée à vous deux en souhaitant que tu ailles mieux.

     

    11
    Jeudi 30 Août à 12:18

    un très bel article qui nous fait revenir en arrière ,grand soleil en ce moment dans notre Gironde,je te souhaite une belle journée,bises

    10
    Jeudi 30 Août à 12:16

    à Barjols village à 20 km de chez moi c'était la spécialité  malheureusement c'est fini

    excuse moi pour ton torticolis  pas fait exprés

    cube  lac

    9
    Jeudi 30 Août à 11:37

    Bonjour Jackie, heureusement ce métier est plus facile aujourd'hui. Les pauvres ouvriers devaient très fatigués à la fin de la journée et devaient mourir jeunes.

    Bonne journée, bisous

    8
    Jeudi 30 Août à 11:35

    Voilà un métier rare et très difficile ! Merci pour tous les détails très instructifs.

    Bonne journée Jackie, bisous à bientôt.

    7
    Jeudi 30 Août à 10:51

    Bonjour, ah oui un métier dur, rare, à part dans certaines régions, bisous et merci.

    6
    Jeudi 30 Août à 10:32

    Bien ton article ,bon jeudi bisous

    5
    Jeudi 30 Août à 10:24

    bonjour ma jackie

    je te souhaite un bon jeudi 

    vraiment un métier trés dur 

    bel article 

    exuse moi ,mais mr a tout effacer

    gros bisous 

    4
    Jeudi 30 Août à 09:25

    bonjour Jackie , oui merci de les mettre à l'honneur 

    et j'en apprend sur leur métier !  

    gros bisous belle journée a+

    prenez soin de vous ...

    3
    Jeudi 30 Août à 09:22

    Un métier pénible que je découvre avec cet article très intéressant !

    Bon jeudi, bisous !

    2
    Jeudi 30 Août à 07:57

    Bonjour oui métier pénible et les émanation était terrible, bonne journée bisous

    1
    Jeudi 30 Août à 07:00

    très intéressant cet article

    quel boulot en effet j'ai appris beaucoup en te lisant

    je t'en remercie beaucoup

    bonne journée à toi 

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